Au sujet des abbayes cisterciennes...

Publié le par Mme STAUNER

CADRE NORMATIF ET REALITE DES SITES CISTERCIENS :
 LA NOTION DE SALUBRITE DANS LES ABBAYES
DU MIDI DE LA FRANCE

Colloque du 19/20 Février 2001

CHEC - Clermont-Ferrand

 

 

Il peut paraître étonnant, dans un colloque consacré à l’assainissement et la salubrité publique en Europe méridionale principalement à l’époque moderne, de présenter une communication non sur les villes mais sur les abbayes cisterciennes de la France du Sud, communication dont le cadre chronologique est de plus centré sur le XIIe siècle. Il me semble important de rappeler que la plupart des abbayes cisterciennes ont globalement subsisté dans leur état médiéval jusqu’au XVIIIe siècle et ont alors vécu une reconstruction partielle ou complète. Les prescriptions concernant la salubrité et l’assainissement en vigueur lors de la fondation des abbayes au XIIe siècle ont ainsi perduré jusqu’à la période moderne et les reconstructions ont généralement réutilisé les réseaux d’adduction d’eau et d’assainissement existants avec certains aménagements, toutefois, selon les abbayes.

 

La Règle de saint Benoît, texte normatif de base de la grande famille bénédictine, définit le cadre de vie idéal des moines cénobites, auxquels appartiennent les Cisterciens. Les Statuts des Chapitres généraux de l’Ordre de Cîteaux[1] sont une source importante de renseignements sur l’aspect théorique de la notion de salubrité au XIIe siècle, telle qu’elle est perçue par les Cisterciens, mais elle fournit peu d’éléments en ce qui concerne les structures d’adduction d’eau et d’assainissement réclamées par l’installation d’une communauté religieuse. L’étude sur le terrain et les travaux menés par les archéologues permettent de confronter les prescriptions théoriques plus ou moins appliquées et les réalisations concrètes jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.

 

L’étude du cadre de vie des Cisterciens a inspiré beaucoup d’études : Marcel Aubert[2], Charles Higounet[3], le père Anselme Dimier[4], et d’autres encore, ont apporté des contributions très remarquées à ce thème de recherche dans leurs travaux sur l’économie, l’architecture ou les sites cisterciens. Les Rencontres de Royaumont de 1992[5] se sont précédemment penchées sur ces questions en privilégiant les abbayes de la France du Nord, de l’Allemagne ou de l’Angleterre qu’elles soient bénédictines ou cisterciennes mais en laissant de côté la France du Sud, à l’exception de la communication de Bernadette Barrière sur Obazine et Le Coyroux. D’autres études, plus éloignées du cadre strictement cistercien, permettent d’apporter un éclairage sur les conceptions médiévales en matière de salubrité et de santé : Georges Vigarello[6], par exemple, a bien montré l’influence de la médecine galénique dans les récits hagiographiques. Terryl Kinder[7] et Paul Benoît[8] , archéologues, ont apporté par leurs recherches sur l’environnement, des indications précieuses sur les sites cisterciens ou sur des structures aujourd’hui enfouies.

 

Par la densité de population qu’induit la vie en communauté, une abbaye s’apparente au tissu urbain avec un souci prononcé d’organiser méthodiquement l’espace conventuel en lien avec l’aspect spirituel du lieu. La question de la salubrité et de l’assainissement s’intègre dans cette organisation de l’espace monastique : les réseaux d’adduction y sont pensés dès la construction, voire même dès avant l’installation des moines puisqu’une attention particulière est portée à la recherche d’un site adéquat. Est-il possible d’affirmer que le schéma « eau de source/eau de rivière » est présent dans toutes les abbayes du Midi comme il semble l’être dans les abbayes de la France du Nord ? S’agit-il d’une préoccupation tout-à-fait novatrice propre à un ordre religieux ou de l’application raisonnée d’un savoir empirique ? Existe-t-il enfin un « modèle » de système hydraulique propre aux Cisterciens de la France du Sud et par extension un « modèle méridional » d’abbayes cisterciennes ?

 

Réfléchir sur la notion d’hygiène en général et de salubrité dans les abbayes cisterciennes du Midi de la France impose de se pencher à la fois sur les textes normatifs de l’Ordre et sur les infrastructures présentes au cœur des abbayes pour établir une typologie des abbayes cisterciennes en fonction de leurs systèmes hydrauliques.

 

I -  Le choix du site : l’eau sauvage

La Règle de saint Benoît, écrite au Ve siècle, est plutôt muette sur les installations hydrauliques des monastères. Elle évoque principalement les différents lieux de la vie quotidienne en communauté et l’unique moulin nécessaire à l’alimentation du groupe de religieux. Les Statuts de l’Ordre de Cîteaux n’offrent pas non plus de  précisions réelles sur le type de site à privilégier pour y implanter une abbaye cistercienne : l’éloignement (tout-à-fait relatif en réalité) des hommes est privilégié[9] et les moines sont autorisés à posséder rivières, sources ou étangs pour leur propre usage[10] sans que soient précisées leur localisation (dans l’enceinte conventuelle ou non) et leur utilisation éventuelles.

 

Le choix du site de toute abbaye cistercienne doit tenir compte des possibilités de ravitaillement en eau. Dans tous les cas, il s’agit d’assurer la vie quotidienne – et pas seulement la survie – d’un groupe humain d’une dizaine à plusieurs dizaines de personnes (moines et convers mais aussi serviteurs laïcs et hôtes), dont chaque catégorie vit dans des espaces distincts. Les activités agricoles, artisanales ou industrielles des moines nécessitent aussi de faire appel aux ressources hydrauliques du site.

 

Les changements de site assez fréquents des abbayes cisterciennes dénotent le plus souvent la pauvreté et l’incommodité de l’emplacement initial et la recherche empirique de meilleures conditions de vie[11]. Une typologie des changements de site montre les qualités que les Cisterciens recherchent au XIIe siècle pour implanter leurs abbayes. Le « site idéal » apparaît tantôt comme le fond d’un vallon plat, entouré de bois, avec une rivière active, tantôt comme le bord d’un ruisseau en lisière de forêt mais globalement comme un terrain plutôt plat où l’eau courante est présente[12] car « avant même de bâtir un monastère […], les Cisterciens ont dû aménager les sites de leur implantation pérenne. Leur premier souci fut l’eau. »[13].

 

La réalité est souvent moins idyllique : bien des abbayes de la France du Sud sont installées dans des vallons sauvages (Bonnecombe, Fontfroide) ou très encaissés (Cadouin, Sénanque), si d’autres encore sont installées en plaine (Belleperche), ou sur un promontoire rocheux dominant un marais (Silvacane) voire au pied d’un éperon rocheux (Flaran), d’autres enfin sont fondées dans un site tellement affreux qu’on le juge bon « seulement pour les voleurs à cause de l’épaisseur des fourrés et des chênes » (Loc-Dieu).

 

Les abbayes déplacées en raison de l’inadéquation du site l’ont parfois été de plusieurs kilomètres (le site initial de Belleperche était à 10 km du site actuel) ou le plus souvent de quelques centaines de mètres pour bénéficier d’une alimentation en eau plus abondante (Obazine, L’Escaladieu). Ce déplacement est parfois rendu obligatoire par la croissance de la communauté augmentant les besoins en eau ou par l’obtention à titre gracieux ou onéreux de droits ou d’une portion de rivière en pleine propriété qui facilitent les activités des moines.

 

L’apprivoisement de l’eau est l’une des préoccupations principales des moines : la topographie du lieu joue un rôle important pour la construction et l’orientation des bâtiments : l’église est toujours le point le plus haut et les extrémités des ailes des moines et des convers au plus près de l’eau. La largeur de la vallée, l’orientation et le débit de la rivière sont des critères importants : une crue soudaine et rapide peut être fatale aux moines, comme l’abbaye de Mazan (Ardèche) en fournit plusieurs exemples. L’importance accordée au site est tellement fondamentale que la tradition attribue d’ailleurs à saint Bernard lui-même le choix réel ou supposé du site de plusieurs abbayes cisterciennes[14], associant ainsi dans une union quasi-mystique le diffuseur de l’Ordre cistercien et « l’eau, source de vie ».

 

L’alimentation en eau n’est pas la seule donnée importante pour l’implantation d’un établissement religieux. Les conceptions médiévales en matière de santé, héritées de l’Antiquité, d’Hippocrate et de Galien, accordent beaucoup d’attention à l’air et à sa qualité. La médecine galénique affirme que l’air stagnant des vallées encaissées et l’air vicié des vapeurs et des brumes méphitiques qu’exhalent les rivières et les marais rendent ces lieux insalubres et qu’il faut s’en écarter. L’abbaye de Franquevaux, par exemple, est contrainte de changer d’emplacement en 1262 en raison de l’air trop malsain[15]. Les descriptions détaillées de sites cisterciens font parfois penser à Galien et à sa liste de risques pour la santé[16].

 

Beaucoup d’auteurs du début du XXe siècle ont été trompés par ces références à la médecine galénique. Elles ne traduisent ni la mentalité ni la pratique des Cisterciens au XIIe siècle : elles sont plutôt destinées à mettre en valeur le travail d’aménagement réalisé par les Cisterciens en noircissant volontairement le tableau et en reprenant les topoi classiques de l’hagiographie. Les moines blancs ne recherchent pas volontairement les sites malsains et ils ne s’y installent pas lorsque l’endroit est vraiment insalubre et impossible à améliorer mais ils acceptent volontiers les terres humides qui peuvent être aménagées et amendées[17].

 

II – Les infrastructures : l’eau apprivoisée

Le rôle des moines blancs dans l’aménagement du site d’implantation s’organise d’abord autour de la notion d’assainissement et de salubrité. Leur première préoccupation est l’alimentation en eau de l’abbaye et l’évacuation des déchets produits par la communauté monastique.

 

Les besoins en eau sont de plusieurs ordres : ils peuvent être domestiques, liturgiques ou industriels. Des critères comme la pureté, l’énergie motrice procurée, le volume ou la sécurité sont des éléments variables selon les utilisations[18] et l’eau fournie n’a pas alors la même origine, on oserait dire la même source !

 

Les besoins domestiques sont liés à la vie en communauté : boisson[19], cuisine, lavage, lessive, soin des malades, latrines. Les critères d’hygiène et de propreté sont des critères anciens liés à ce qui se voit, à l’apparence : mains propres et visage lisse ne sont pas une obligation sanitaire mais morale[20]. La Règle de saint Benoît n’évoque pas la toilette des moines mais « les linges avec lesquels les frères essuient leurs mains et leurs pieds »[21]. Se laver les mains avant de se rendre au réfectoire est certes un usage rendu nécessaire par le travail manuel auquel sont astreints les moines mais cet usage est assimilé plus encore à un comportement quotidien et réglé, à une purification rituelle[22]. Si le lavage des corps n’est jamais évoqué, sinon au détour d’une phrase évoquant les biens de la communauté, en l’occurrence le linge, le lavage des vêtements bien que prévu par la Règle[23] est seulement suggéré par les interdictions qui touchent les lavandières. Celles-ci sont les seules femmes tolérées dans l’enceinte de l’abbaye mais elles devront être « vieilles, laides et voilées pour ne pas attirer les convoitises des moines »[24]…Mais rien n’est indiqué sur le rythme des lavages ou sur le lieu prévu pour cet usage (lavoir, bassin…). Les règlements des communautés religieuses en général insistent davantage sur la propreté des espaces et des objets communs que sur celle des personnes. Ils s’intéressent plutôt à la propreté morale ou spirituelle des religieux qu’à leur propreté corporelle ou vestimentaire.

 

Comme l’eau à usage domestique, l’eau nécessaire à la liturgie (eau bénite, mandatum hebdomadaire) est fourni par le lavabo du cloître[25] renouvelant ainsi la symbolique de l’eau jaillissante, eau pure et purificatrice par excellence.

 

Il demeure néanmoins difficile de connaître aujourd’hui les systèmes hydrauliques des abbayes cisterciennes[26] car les réseaux d’adduction d’eau de source ont souvent été laissés à l’abandon à l’époque moderne pour privilégier l’usage de puits, moins onéreux, comme dans les villes, au détriment de l’eau de source. Des fouilles « sauvages » comme à l’abbaye de Belleperche ont parfois détruit ou endommagé les témoins de ces réseaux[27] et modifié les structures du sous-sol. Il subsiste toutefois certains aménagements qui sont actuellement étudiés par les archéologues. Des conduites amènent l’eau depuis des captages parfois éloignés de plusieurs centaines de mètres (800m à Pontigny, 30m au Coyroux) jusqu’au lavabo du cloître[28]. A Fontfroide, une citerne de 19 mètres sur 5,5 mètres recueille l’eau de pluie tombée sur les 1300m² de toiture[29] et sert de réservoir à la Fons frigida qui sourd dans cette cavité naturelle.

 

Les rivières sont modifiés, élargies, canalisées[30] afin de répondre aux besoins industriels en eau pour les moulins – essentiellement destinés à moudre des céréales – et les forges. Des roues horizontales permettent d’utiliser la force variable des cours d’eau du Midi de la France[31] plutôt que les roues verticales préférées dans la France du Nord où l’eau est plus abondante.

 

Deux systèmes de distribution d’eau coexistent ainsi dans les abbayes cisterciennes : un système externe répartissant l’eau de la rivière ou du cours d’eau sur lequel est bâtie l’abbaye dont la force motrice est destinée aux moulins, forges et à l’évacuation des déchets ; un second système interne distribue l’eau pure issue de captage vers les lieux de consommation à partir du lavabo central[32].

III – Essai de typologie : un ou plusieurs modèles ?

Il est actuellement très difficile de comparer les différentes abbayes cisterciennes car chaque monographie insiste sur des points particuliers, variables d’une étude à l’autre. Pour étudier globalement les réseaux hydrauliques des abbayes cisterciennes de la France du Sud, il fallait trouver un outil qui permette d’établir des modèles tout en étant suffisamment souple pour ne pas s’égarer dans les détails.

 

Le logiciel Powerpoint a donc été utilisé pour établir les schémas en couleur des systèmes hydrauliques des différentes abbayes en partant du schéma théorique établi par Charles James Bond pour les abbayes britanniques[33]. Le système hydraulique externe  est représenté par une couleur bleu ciel (gris dans l’édition de Siècles) tandis que le système interne d’adduction d’eau utilise un bleu plus soutenu (noir dans l’édition de Siècles). Les tiretés montrent les canalisations hypothétiques. Les aménagements portés ne sont pas exhaustifs : ce sont ceux que les études utilisées désignent dans leurs descriptions. D’autres peuvent alors s’y greffer. On a également pris en compte l’orientation du cours d’eau.

 

Ces schémas réalisés à partir des renseignements fournis par les différentes monographies des abbayes cisterciennes ont permis de dégager trois modèles de système hydraulique et leur répartition géographique.

 – Les abbayes installées directement sur un cours d’eau (Le Coyroux, Cadouin, Fontfroide, Sénanque) : c’est le cas le plus fréquent dans le Midi

 

– Les abbayes installées sur une dérivation (Obazine, Pontigny, etc…)

 

– Les abbayes utilisant un système d’étangs (Maubuisson, Fontmorigny, etc…) : c’est plutôt un modèle du Nord

 

Ces schémas permettent également de poser d’autres questions. Il semble qu’une certaine prééminence soit accordée à la situation sur la rive gauche des cours d’eau. Les installations sur la rive droite sont plus rares sans que l’on puisse, dans l’état actuel des recherches, apporter une explication satisfaisante. Ni l’orientation des cours d’eau, ni la situation topographique ne justifie a priori cette prééminence de la rive gauche.

 

La faiblesse en équipements hydrauliques des abbayes de moniales cisterciennes s’expliquent sans doute par l’absence d’installations de meunerie ou de forges à l’intérieur de ces monastères, eu égard à leur sexe. Toutefois, elle dénote une certaine fragilité de l’installation de ces moniales, des conditions de vie parfois difficiles ainsi que le révèlent des sources médiévales ou modernes, ce qui a pu entraîner des transferts vers les villes ou des lieux plus accueillants. C’est le cas pour Mègemont dont les moniales s’installent à la Bénisson-Dieu au XVIIe siècle, de Beauvoir dans le Berry dont les moniales s’installent à Bourges, etc… C’est encore une piste à suivre pour comprendre l’implantation d’une abbaye cistercienne.

 

Enfin, bien qu’aucun élément ne vienne étayer ce questionnement, comment les Cisterciens réagissent-ils aux problèmes des odeurs, synonymes de maladies, provoquées par l’insuffisance des cours d’eau ? Les rivières de la France du Midi, irrégulières, parviennent-elles à évacuer tous les déchets produits par les abbayes construites sur leurs rives ? La mise en place d’un collecteur maçonné était-il alors un facteur de salubrité et de baisse de la morbidité en éloignant les déchets des bâtiments conventuels et en les dissimulant ? Il faudrait pouvoir disposer de statistiques pour ces périodes pour éventuellement établir un lien entre salubrité et assainissement dans les abbayes cisterciennes.

 

Conclusion :

Les Cisterciens comme d’autres avant eux se sont adaptés aux ressources hydrauliques dont ils disposaient et ont organisé la construction de leurs abbayes en conséquence. L’eau de source est toujours privilégiée au Moyen Age pour la boisson et les usages domestiques ou liturgique tandis que l’eau de rivière, considérée comme moins pure, a pour vocation de faire tourner les moulins et d’évacuer les déchets car « l’organisation monastique, les moyens financiers et politiques dont disposaient les maisons cisterciennes, l’ouverture de l‘ordre aux problèmes techniques ont été des facteurs essentiels de la transformation du milieu »[34]. L’étude des différents schémas de systèmes hydrauliques montre qu’il existe bien un modèle méridional d’abbaye cistercienne. Dans la France du Midi, les cours d’eau ayant un débit faible ou irrégulier, les abbayes sont généralement installées directement sur le cours d’eau, tout en utilisant des solutions techniques pour faire face aux crues violentes. La faiblesse des sources est parfois complétée par la création de citernes pour recueillir l’eau de pluie.

 

Il conviendrait d’élargir cette étude par l’étude des systèmes d’adduction et d’assainissement des bastides méridionales - qu’elles soient d’origine cistercienne ou non - qui sont contemporaines ou légèrement postérieures à la plupart des fondations d’abbayes cisterciennes : créées de toutes pièces, elles représentent un premier essai d’organisation méthodique de l’espace urbain dans le Midi. Une telle étude montrerait peut-être que la question de la salubrité et de l’assainissement se pose pour une bastide dans les mêmes termes que pour une abbaye cistercienne et pour les mêmes raisons : un site à choisir, une concentration d’hommes importante, un parcellaire organisé.  Les mêmes réponses ont-elles été apportées ?

 

Deux exemples de bastides, choisis au hasard parmi d’autres, tendraient à montrer que la démarche est similaire : Montferrand, bastide auvergnate fondée par les comtes d’Auvergne à la fin du XIIe siècle et Villecomtal, dans le Rouergue, fondée au début du XIIIe siècle… Peut-on y voir une certaine transmission de savoir du monde laïc vers le monde monastique ou inversement ? Tant de moines sont des cadets de familles…



V. STAUNER


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[1] J-Mcanivez : Statuta Capitulorum Generalium Ordinis Cisterciensis, Louvain, 1933-36. (Abrégé en Statuta…)

[2] Marcel Aubert : L’architecture cistercienne, Paris, 1947.

[3] Charles Higounet : « Le premier siècle de l’économie cistercienne », Villes, Sociétés et Economies médiévales, Bordeaux, 1992, pp. 455-474 ; Charles Higounet, La grange de Vaulerent, Paris, 1965.

[4] Anselme Dimier : : « Encore les emplacements malsains », Mélanges Dimier, t. 1, vol. 2, Pupillin, 1975, pp. 546-546.

[5] L’hydraulique monastique, Rencontres de Royaumont, 1992, Grâne, 1996.

[6] Georges Vigarello : Le propre et le sale, Paris, 1985. Georges Vigarello : Histoire des pratiques de santé, Paris, 1993.

[7] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998.

[8] Paul Benoît : L’hydraulique monastique, Rencontre à Royaumont 1992, Grâne, 1996, p.475.

[9] Statuta… 1134-I.

[10] Statuta… 1134-V

[11] Charles Higounet : « Le premier siècle de l’économie cistercienne », Villes, Sociétés et Economies médiévales, Bordeaux, 1992, pp. 455-474.

[12] Marcel Pacaut : Les moines blancs. Histoire de l’Ordre de Cîteaux, Paris, 1993, p. 252.

[13] Paul Benoît : « L’espace industriel cistercien. A la lumière des exemples bourguignons et champenois », L’espace cistercien, Paris, 1994.

[14] Sénanque, La Benisson Dieu par exemple.

[15] Statuta…  1262-67.

[16] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998, pp. 80-81.

[17] M-A Dimier : « Encore les emplacements malsains », Mélanges Dimier, t. 1, vol. 2, Pupillin, 1975, pp. 546-546.

[18] C.James Bond, L’hydraulique monastique, Rencontre à Royaumont 1992, Grâne, 1996 , p.459.

[19] Une des sanctions les plus fréquentes est la privation de vin et l’obligation de ne boire que de l’eau (Statuta… 1189-4 ; 1190-81 ; 1192-59 ; 1192-60 ; 1193-10)

[20] Georges Vigarello : Le propre et le sale, Paris, 1985, p. 55.

[21] Règle, chap.

[22] Georges Vigarello : Le propre et le sale, Paris, 1985, p. 56.

[23] Règle, chap. LV: « il suffit à un moine d’avoir deux tuniques et deux coules pour en changer la nuit et pour les faire laver ». 

[24] Statuta

[25] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998, p. 81.

[26] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998, p. 84.

[27] Avec mes remerciements à Jean-Michel Garric, Abbaye de Belleperche, pour les renseignements qu’il a bien voulu me communiquer aimablement.

[28] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998, p. 85.

[29] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998, p. 85.

[30] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998, p. 84.

[31] Sylvie Caucanias : Moulins et irrigation en Roussillon du IXe au XVe siècle, Paris, 1995, p.154.

[32] Terryl Kinder : L’Europe cistercienne, Zodiaque, 1998, p. 84.

[33] C.James Bond : « Les systèmes hydrauliques de la Grande-Bretagne médiévale », L’hydraulique monastique, Rencontre à Royaumont 1992, Grâne, 1996.

[34] Paul Benoît : L’hydraulique monastique, Rencontre à Royaumont 1992, Grâne, 1996, p. 482.

Publié dans Culture prof

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marcel Gresteau 19/06/2009

Je voudrais vous contacter car votre article sur l'eau m'intéresseet je voudrais m'en servir si vous m'autorisez bien sûr Amitiés MG

Marcel Gresteau 20/06/2009

merci de m'avoir répondu. Passionné de l'abbaye de l'Aumône(huitiéme fille de Citeaux et implantée à La Colombe loir-et-Cher)je prépare uneexposition "L'eau à l'Aumône"(chaine d'étangs), et votre article me servira d'entrée en matière, bien entendu le nom de l'auteur y figurera en bonne pace ; A bientôt de vos lire marcel Gresteau

marcel gresteau 20/06/2009

j'en serai enchanté. Cette expo se déroulera donc à La Colombe 41160( prés d'Ouzouer-le-Marché), du samedi 29 août(ce jour la une messe a lieu sur le site)jusqu'au 9 septembre , avec les horaires suivants 10h à 19h tous les jours; si vous desirez d'autres renseignements voici mon tel: 0254827565